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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 21:45
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 15:15

Il est interdit

D’interdire ce qui n’est pas interdit

.

.

Il est interdit

De casser trois pattes à un canard

.

.

Il est interdit

De mettre des bâtons

dans la cinquième roue du carrosse

.

.

Il est interdit

D’avoir un petit pois à la place du cerveau

Un grain suffira

.

.

Il est interdit

De répandre la nouvelle comme une traînée de poudre

Surtout la poudre de perlimpinpin

.

.

Il est interdit

De parler comme une vache espagnole

.

.

Il est interdit

De s’en aller les pieds devant

Sans emporter les restes

.

.

Il est interdit

De tomber dans l’oreille d’un sourd

.

.

Il est interdit

De statuer sur mon sort

Cela n’est pas de votre ressort

.

.

Il est interdit

de manger les pissenlits par la racine

.

.

Il est interdit

De retourner sa veste

Et de baisser sa culotte

.

.

Il est interdit

De croquer la vie à pleine dent

Après avoir avaler son bulletin de naissance

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 23:11
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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 22:00

Si vous croyez que les pays européens sont des pays démocratiques parce que les élections y sont libres, la presse indépendante, et qu’on ne jette pas les opposants en prison, lisez d’urgence « L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie » le petit livre – accablant, effrayant – d’un journaliste essayiste, Hervé Kempf, qui, faits et chiffres à l’appui, nous démontre que ces pays ne sont que des « théâtres de marionnettes dont nombre de fils sont tirés en dehors de la vue du public ».

Ni démocratiques ni dictatoriaux, les pays européens et, ceux qui, hors d’Europe, fonctionnent selon leur modèle, sont en réalité des pays qui glissent vers un régime oligarchique, c’est-à-dire « un système d’organisation politique dans lequel un petit nombre de personnes concentrent et se partagent les pouvoirs économique, politique et médiatique et discutent entre eux des décisions à prendre pour la collectivité ».

Se rencontrant régulièrement dans quelques clubs très sélectifs – la Trilatérale, le groupe Bilderberg, le Forum économique mondial, le Siècle – les oligarques appartiennent à la catégorie la plus fortunée de la population, qui elle-même se divise en « riches » (en France, 10% des citoyens, + de 7500 euros par mois pour un couple avec deux enfants ), « très riches » (1%, + de 17 600 euros par mois et par couple), enfin « hyper-riches » (0,1%, avec 142 500 euros mensuels par couple). C’est dans les deux dernières catégories (très riches, hyper-riches) que se recrutent les décideurs politiques –ministres, conseillers, députés, sénateurs, PDG des grandes entreprises publiques– qui naviguent entre les secteurs public et privé. Sortis des grandes écoles, ils commencent généralement leur carrière dans l’appareil d’État, la poursuivent à la direction d’une banque ou d’une grande entreprise, puis reprennent une fonction politique. Le va-et-vient est permanent et permet aux principaux centres de pouvoir d’agir de façon complémentaire : tel PDG, devenu ministre, mènera une politique qui favorisera le secteur d’où il vient, tel autre celui où il envisage de siéger. Ces oligarques n’ont qu’un objectif : l’accroissement de leur pouvoir, de leur visibilité et de leur fortune.

« Toutes les descriptions des milieux financiers, écrit Hervé Kempf, décrivent une obsession : gagner, gagner toujours plus, pour dépasser les rivaux dans la course au prestige matériel. » Se moquant de l’intérêt général, ils n’ont qu’un souci : des revenus toujours plus élevés, dans une société où « l’argent est le principal signifiant de la réussite sociale ». N’hésitant pas à augmenter eux-mêmes leur salaire lorsqu’ils entrent en fonction, ils subissent dès le début les assauts des lobbyistes qui s’efforcent d’orienter leurs choix politiques. Les 15 000 lobbyistes établis à Bruxelles et qui « représentent 2600 groupes privés » influencent considérablement la législation. Souvent, ils rédigent eux-mêmes résolutions et projets de loi. Toutes n’ont qu’un but : servir les intérêts des dirigeants. C’est pourquoi, dans tous les pays européens, les décideurs privatisent les entreprises détenues par l’État, démantèlent le service public –fermeture d’hôpitaux, de bureaux de poste, de commissariats–, vendent ou louent des biens nationaux (on peut s’offrir le toit de l’Arc de triomphe pour y célébrer un mariage, organiser bals et festins), réduisent les budgets sociaux (enseignement, santé, justice…), bloquent les salaires, diminuent le montant des allocations familiales et baissent indirectement les pensions de retraite.

Obtenus autrefois à la suite de longues luttes ouvrières, tous les acquis sociaux sont progressivement bradés et de plus en plus de citoyens, faute de moyens, renoncent par exemple à consulter un médecin ou un avocat. Seuls les riches ont les moyens de se soigner et d’offrir à leurs enfants la possibilité de fréquenter l’université. La reproduction des castes dirigeantes est ainsi assurée, et d’autant plus paisiblement qu’à dose homéopathique, quelques jeunes des classes « défavorisées » sont admis à l’ENA ou à Sciences-po. Ce qui, en donnant aux autres de faux espoirs, évite qu’ils ne s’insurgent et confère au pouvoir un air de démocratie.

Beaucoup de citoyens ne sont pas dupes, et si leur passivité est stupéfiante, elle s’explique aisément. Car tout est fait pour les rendre amorphes : lorsqu’on passe en moyenne 4 heures par jour devant une télévision qui endort tout esprit critique, lorsqu’on absorbe, entre deux émissions stupides, message publicitaire sur message publicitaire, lorsque l’attention ne s’éveille qu’à la diffusion d’un match, lorsqu’on est dépourvu, car l’école n’en donne pas, de tout outillage intellectuel pour décrypter valablement ce qu’on voit et entend, le cerveau est dans un état tel, qu’abruti ou hypnotisé on n’a plus les moyens de réagir.

D’où ce désintérêt quasi général pour la « politique », la résignation (« tous pourris ! »), le repli sur soi et l’attente du prochain loto. Par crainte, malgré tout, qu’un jour le peuple ne se réveille, « l’oligarchie, estime Hervé Kempf, prépare un régime d’exception. Une bonne moitié du programme présidentiel du Front National est depuis passée au Journal officiel ». Le reste de ce programme s’y inscrira bientôt si, mal-logés, mal-soignés, mal-payés ou sans travail, les damnés de la Terre n’ont plus la force de se lever. -

Robert GIL

D’après un article de Maurice TARIK MASCHINO

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 22:49

Á Maroua, dans le nord du Cameroun, l'atmosphère est lourde en ce samedi soir. Pas seulement à cause de la chaleur humide mais par suite du terrible attentat qui s'est déroulé trois jours avant : deux fillettes en burqa ont explosé au beau milieu du marché, tuant 13 personnes et en blessant des dizaines d'autres.

Á quelques kilomètres de là, il y a un camp nomade de Boko Haram. Sous la hutte qui sert de madrassa, une douzaine de fillettes annone des versets du coran sous la conduite sévère d'un imam dont la longue baguette, par des coups précis, réveille les ardeurs de la foi de ces gamines. Devant lui, il y a Fatou, une jolie adolescente. On lui a dit qu'elle avait été choisie...

Choisie pour quoi ? Trois jours plus tôt, c'est Babila et Mankap qui ont été « choisies ». Elles sont parties avec Salim et Rachid. On ne leur a pas dit pourquoi ni où. Mais elles ne sont jamais revenues. Et le soir, il y a eu une fête dans le camp. Ce doit être une bonne chose d'être « choisie » pense Fatou...

La nuit était tombée très vite, comme toujours sous les tropiques. Les bêtes nocturnes et les insectes prenaient possession de la savane bruissante par un fond sonore continu fait de crissements, de sifflements, de hululements auxquels se mêlaient les croassements des batraciens et les feulements inquiétants de fauves en maraude. Salim et Rachid avaient donné à Fatou le gilet qu'on imposait aux fillettes de porter sous leur burqa lorsqu'elle sortaient dans le camp. C'était lourd et pas pratique, mais c'était la loi, leur disait les hommes. Bof. Les filles, les femmes sont habituées à obéir sans rechigner, à trimer sans se plaindre en terres d'islam...

Puis Fatou et ses deux accompagnateurs sont partis en 4x4 vers la ville. C'est la première fois, depuis qu'elle avait été enlevée de son école, plusieurs mois avant, que Fatou quittait le camp. La première fois qu'elle allait retourner en ville !

Les hommes ont arrêté leur véhicule à l'entrée de la ville. Ils ont conduit Fatou vers le centre. Pour la fillette, c'est un émerveillement. Des lumières, des gens qui flânent, des hommes qui rient, des femmes en boubou, d'autres en burqa noire, comme elle. Des enfants qui crient et se poursuivent en riant. Des odeurs d'épices, de viande grillée.

On approche du Pont Vert, l'un des quartiers les plus animés de cette petite cité camerounaise du nord. Salim et Rachid lui disent : « Allez ! Tu es une de nos meilleures jeunes filles. C'est pour ça que tu as été choisie pour te distraire un peu en ville. Tu peux flâner dans le marché. Mais ne traîne pas trop longtemps et ne nous fait pas honte. Nous avons quelque chose à faire, attends-nous au grand bar Le Boucan. C'est là-bas. Tu vois. Tiens, voilà des sous, tu iras boire une gazoz. Ils lui donnent quelques pièces et la quittent.

Fatou est impressionnée. Son cœur bat la chamade, autant de crainte devant tout ce bruits, toutes ces lumières que de se trouver seule, libre, LIBRE ! Et si elle s'échappait ?

Des idées contradictoires se bousculent dans la tête de la fillette. Partir, mais où ? Finalement, ils ne sont ps si méchants que ça puisqu'ils lui permettent de retrouver la vie. LA VIE !

Fatou s'approche du grand bar. Aura-t-elle le courage de s'asseoir ? De parler à un homme pour demander une gazoz ? La voilà toute proche, entre deux petites boutiques de vente de bonnes choses à emporter. Il y a foule. Ça sent bon. Humm ! Fatou a les yeux qui s'agrandissent, elle sourit sous sa burqa...

Á deux cents mètres de là, au coin de la rue, Salim sort son téléphone portable. Il tape un numéro et...

...devant le marchand de nourriture, Fatou vient d'exploser... La bombe qu'elle portait à son insu vient de tuer une vingtaine d'innocents, d'en blesser des dizaines d'autres, semant l'horreur et la terreur.

Salim range son téléphone puis s'éloigne avec son compère Rachid...

Victor ( Agora Vox )

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 12:09
images - L'obs
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A l'exception d'une petite partie du visage, Gao Bingguo est intégralement recouvert d'abeilles, ce 25 mai, dans l'agglomération de Tai'an, en Chine. Cet apiculteur a accueilli sur lui 109,05 kilos de butineuses, soit 1,09 millions d'individus. Bien que piqué environ 2.000 fois, il a survécu à l'expérience

Et voici un "elphie" ! Comprenez : un selfie réalisé par un éléphant. Prise en Thaïlande et partagée le 19 mai sur Instagram par le Canadien Christian LeBlanc, l'image est en train de faire le tour du monde. Comme l'indique le voyageur, son appareil était en mode "time-lapse", c'est-à-dire qu'il prenait des photos à intervalles réguliers. Le pachyderme n'est donc pas allé jusqu'à déclencher lui-même la prise de vue.d du monde (85,5 kilos). La question est : comment parvient-il à fumer dans un tel contexte ?

À Luoyang, en Chine, la réalisation de cette avenue se heurte à un problème de taille : le propriétaire de la maison vue sur cette photo refuse de céder son bien, estimant la compensation financière insuffisante. Deux ans de négociations et l'encerclement par du bitume n'ont pas encore altéré la détermination du propriétaire, qui vit toujours sur place.

Inhumain. Les douanes indonésiennes ont découvert 21 cacatoès à crête jaune enfermés vivants dans des bouteilles en plastique, le 4 mai. L'homme qui les transportait a été appréhendé à la descente d'un bateau à Surabaya. Il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement en cas de procès.

Des lutteurs de sumo du club Onoe brandissent des bébés en pleurs, au sanctuaire Yukigaya Hachiman, à Tokyo, le 29 avril. Une crise de larmes salutaire pour les parents japonais, qui pensent que les lutteurs ont le pouvoir d'aider leurs enfants à hurler leur souhait de grandir en bonne santé. Quelque 100 bambins sont passés ainsi entre les mains des hercules au cours de cette cérémonie.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:41
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 22:27

Sur terre

T’erres

Tout le temps

Alors tu vas sur la lune

Mais c’est pas mieux

Puisque dans la lune

T’es dans la lune

Ca veut dire

Que t’as pas les pieds sur terre

Alors tu montes dans ton vaisseau

Et tu files plein pot

Dans livide intergalactique

Tes pensées sont nébuleuses obscures

En suivant une étoile filante

Tu rencontres un gars laxiste

Qui te pousse dans un trou noir

C’est le plus grand des astres

Qui pouvait t’arriver

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 14:55

Je refuse de ramasser

Prêle

Ivraie

Renouée

chiendent

Et autres plantes qui envahissent

Les jardins et les gazons

de peur qu'on me dise

T'as bien l'herbette

La moutarde ( des champs )

Me monterait alors au nez

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:30

Mourir

C’est comme jeter

Une pierre dans l’eau

Parfois

Quand les gens sont célèbres

Reconnus

C’est un tsunami

Et parfois le petit caillou

Ride à peine la surface de l’eau

Petit clapotis

Qui n’effraie pas la carpe

Mais la valeur d’un homme

Ne se mesure pas

En quantité d’eau déplacée

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